Dying Light : The Beast – Un DLC Révélation ou une Expérience Manquée?

Le jeu Dying Light The Beast

Cela fait désormais un peu plus de quatre mois que les coureurs des ténèbres ont été confrontés à leur défi le plus bestial. Le 18 septembre 2025, Techland dévoilait Dying Light: The Beast, un DLC d’envergure promettant de révolutionner l’expérience post-apocalyptique de Villedor. Alors que l’enthousiasme initial est retombé, il est temps de dresser un bilan de cette aventure qui a divisé la communauté.

Le Concept : Une Mutation Radicale du Gameplay

L’idée de base était audacieuse : donner au joueur le pouvoir de l’ennemi. The Beast place le protagoniste dans la peau d’un «Infecté Évolué», une créature hybride conservant une part d’humanité mais dotée de capacités surhumaines. Finis les parkours acrobatiques légers; place à des bonds titanesques entre les toits, à des attaques dévastatrices avec des griffes rétractiles, et à une nouvelle façon de «chasser» les humains et les zombies dans les quartiers inédits de la Fosse des Ogres.

«L’intention était de renverser complètement la dynamique», explique un membre de l’équipe de développement. « Le joueur, habitué à fuir, devient la terreur incarnée. C’est une puissance grisante, mais qu’il faut apprendre à maîtriser.»

Une Première Impression Puissante, Mais…

Les premières heures sont électrisantes. Découvrir la map sous un angle nouveau, se déplacer avec une agilité brute et expérimenter l’arbre de compétences dédié à la créature offre un vent de fraîcheur indéniable. La campagne narrative, centrée sur la lutte interne entre l’humanité résiduelle et l’instinct prédateur, apporte une profondeur bienvenue au lore de Dying Light.

Cependant, après l’euphorie des premières semaines, des limites sont apparues. La principale critique concerne la durée de vie et la répétitivité. Une fois la courte campagne principale terminée (environ 6-8 heures), les activités annexes peinent à renouveler l’expérience. Les missions de «chasse» et de domination de territoires deviennent rapidement redondantes. La sensation de puissance, si grisante au départ, peut tourner à la monotonie en l’absence de défis adaptés à cette force nouvelle.

Un Impact sur le Jeu de Base et la Communauté

The Beast a eu le mérite de relancer l’activité en ligne. Le mode « Infection », où un joueur incarne la Bête face à une équipe de survivants, est sans conteste le point fort du DLC et continue de faire le bonheur des sessions coopératives. Il apporte une dose de chaos et de tension vraiment unique.

En revanche, l’intégration des nouveaux pouvoirs dans le jeu principal (via un mode Nouvelle Game+) reste anecdotique. L’équilibre est difficile à trouver, et beaucoup de joueurs sont finalement retournés à l’expérience parkour et survie classique, qui reste le cœur de l’identité de Dying Light.

Verdict Quatre Mois Après : Une Expérience à Essayer, Mais Non Essentielle

Dying Light : The Beast reste une expérience curieuse et souvent excitante qui mérite le détour pour les fans inconditionnels de la licence. Son ambition et son changement de perspective sont louables. Techland a pris un risque créatif, et cela se ressent.

Cependant, son manque de contenu pérenne et sa mécanique de jeu qui s’essouffle rapidement en font un DLC mineur dans l’héritage du jeu, loin de l’impact d’un The Following. Il n’a pas révolutionné le jeu, mais il l’a agrémenté d’un chapitre violent, original, et finalement un peu trop éphémère.

Le jeudi 8 janvier 2026 par Nathalie Marx

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